Recettes de cuisine

La butternut hasselback devient fondante en 45 minutes au four

Des entailles rapprochées, un assaisonnement au miel et à la sauce soja, puis un arrosage régulier donnent à la courge une texture moelleuse. Une salade et quelques noix suffisent ensuite à composer le repas.

Romain Chastel Par Romain Chastel
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La butternut hasselback devient fondante en 45 minutes au four
Photo d’illustration. Moitiés de courge butternut cuites au four, garnies de fromage émietté, de graines et accompagnées de salade.

Pour préparer une butternut fondante façon hasselback, commencez par cuire ses moitiés huilées pendant 15 minutes à 200 °C. Entaillez ensuite leur chair sans la traverser, ajoutez du miel et de la sauce soja, puis remettez-les au four 30 minutes en les arrosant avec leur jus. Cette cuisson en deux temps attendrit d’abord la courge, puis permet à l’assaisonnement de se répartir dans les incisions.

Une chair adaptée aux préparations fondantes

La butternut appartient aux courges musquées et porte aussi le nom de doubeurre. On la reconnaît à sa forme allongée terminée par une base renflée. Elle mesure généralement entre 20 et 30 cm et son poids se situe le plus souvent entre 1,5 et 2 kg. Ces dimensions expliquent qu’une courge puisse fournir plusieurs portions selon sa place dans le repas.

Sous son écorce, sa chair très orangée devient moelleuse à la cuisson. Sa texture se prête aux préparations lisses et veloutées, mais aussi au rôtissage en grosses pièces. La présentation hasselback exploite cette seconde possibilité. Les moitiés conservent leur forme, tandis que les entailles rapprochées facilitent la pénétration de l’assaisonnement et délimitent des tranches qui restent attachées à leur base.

La fiche consacrée à la butternut par l’Académie du Goût confirme que cette courge convient notamment au four, à la vapeur ou à la cocotte. Une cuisson dans une petite quantité d’eau ou dans du lait est également possible lorsque l’objectif est d’obtenir une préparation plus souple.

Préparer la courge avant de l’enfourner

La méthode hasselback demande peu de gestes, mais leur ordre compte. La première cuisson assouplit la chair avant la découpe. Elle évite de devoir pratiquer immédiatement des incisions fines dans une courge encore très ferme.

  1. Préchauffez le four à 200 °C.
  2. Épluchez deux butternuts, puis coupez-les en deux dans le sens de la longueur.
  3. Retirez avec une cuillère les graines et les filaments logés dans la partie centrale.
  4. Badigeonnez les quatre moitiés d’huile d’olive.
  5. Placez-les au four pour une première cuisson de 15 minutes.

L’épluchage intervient ici avant la cuisson, contrairement à certaines préparations de courges servies avec leur peau. Une fois les graines et les filaments retirés, l’épaisseur de chair disponible apparaît clairement et les quatre pièces peuvent être huilées de façon régulière.

Deux moitiés de courge butternut crue avec leurs graines, posées sur une planche en ardoise et une table en bois.
Deux moitiés de courge butternut fraîchement coupée, disposées sur une planche en ardoise aux côtés de brins de romarin et de gressins. Source : Pexels. Photographe : Nataliya Vaitkevich. Licence Pexels.

Entailler, assaisonner et terminer la cuisson

Après ces 15 premières minutes, sortez les courges du four pour réaliser les entailles. Espacez-les d’environ un demi-centimètre et arrêtez la lame avant d’atteindre la base. Les tranches doivent rester solidaires, faute de quoi les moitiés se sépareraient sur la plaque.

  1. Répartissez une cuillère à soupe de miel et deux cuillères à soupe de sauce soja sur les quatre moitiés entaillées.
  2. Remettez la plaque au four pour 30 minutes supplémentaires, toujours à 200 °C.
  3. Prélevez périodiquement le jus présent sur la plaque et versez-le sur les courges pendant cette seconde cuisson.

Ce déroulé reprend la technique publiée par 750g pour sa butternut hasselback. Le temps passé au four atteint ainsi 45 minutes au total. L’arrosage maintient le contact entre la surface entaillée et le mélange de miel, de sauce soja et de jus de cuisson.

Composer un repas autour de la butternut

Avec deux courges divisées en quatre moitiés, cette préparation est prévue pour quatre personnes. Chaque convive reçoit donc une demi-butternut. La suggestion documentée consiste à ajouter des noix concassées et à servir une salade assaisonnée en accompagnement. Le contraste entre la courge moelleuse, les noix et les feuilles de salade permet de bâtir une assiette complète dans ses textures sans multiplier les préparations.

Cette organisation peut rejoindre une démarche plus large de préparation de repas en un temps limité puisque l’essentiel de la durée correspond à la cuisson. La première phase peut servir à préparer la salade et à concasser les noix. Pendant les 30 dernières minutes, il reste surtout à arroser la courge de temps en temps.

La technique hasselback n’est toutefois qu’un usage possible. La même chair peut devenir une purée, un potage ou un gratin. Elle trouve également sa place dans une quiche, une tarte ou une poêlée, mais aussi comme farce de raviolis ou garniture de lasagnes. Le mode de cuisson peut alors changer selon le résultat recherché, avec la vapeur pour une chair à travailler ensuite, la cocotte pour une préparation mijotée ou le four pour des pièces rôties.

Ne pas confondre culture et stockage domestique

La butternut relève de l’espèce Cucurbita moschata. Pour cette courge musquée, INRAE Ephytia situe les températures optimales de croissance entre 18 et 27 °C et la plage de pH entre 5,5 et 6,8. Dans des conditions de croissance optimales, le cycle au champ est donné pour 85 à 120 jours. Ces données décrivent la culture de la plante et ne déterminent ni sa cuisson ni la manière de ranger une courge achetée pour un prochain repas.

La même fiche agronomique mentionne une durée moyenne de conservation de deux à trois mois, mais dans un cadre contrôlé à 10 °C et avec 50 à 70 % d’humidité relative. Il ne s’agit donc pas d’une durée automatiquement transposable à une cuisine, un placard ou une cave dont la température et l’humidité ne seraient pas mesurées.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Denys Gromov. Licence Pexels.

Romain Chastel

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Romain Chastel

Romain Chastel a été cuisinier en brasserie puis second dans un restaurant de quartier à Lyon. Il partage sur Le Blog Cuisine des conseils de cuisinier : cuissons, découpes, organisation. Il tient à ce que chacun aiguise ses couteaux lui-même.