Un mijoté d’automne en cocotte, de la veille au dimanche

Lapin, bœuf carottes ou blanquette : la cocotte se prépare à l’avance, avec des accompagnements précis pour chaque viande et des variantes sucrées, épicées ou végétariennes.

Sylvie Coudray Par Sylvie Coudray
3 min de lecture
Un mijoté d’automne en cocotte, de la veille au dimanche
Une cocotte brune posée sur une planche en bois à une table d’automne dressée, avec bouquet orange, bougies et serviettes jaunes.

En bref

  • Quatre gestes suffisent pour un mijoté en cocotte, au four ou au coin du feu.
  • Ces plats se préparent la veille et gagnent souvent à être réchauffés.
  • Riz, pâtes fraîches, potimarron : chaque plat a son accompagnement.
  • Vanille, coings, tajines, currys ou ragoûts étrangers renouvellent les classiques.

Le dimanche d’automne se prête aux plats qui cuisent sans surveillance. D’après la sélection de Femme Actuelle, ces recettes demandent souvent quelques minutes de préparation seulement, puis mijotent longuement et doucement pendant que l’on s’occupe d’autre chose. C’est tout l’esprit de la cuisine en cocotte : on investit un moment au départ, puis le plat suit son cours, sans qu’il soit nécessaire de rester devant les fourneaux.

Des classiques de cocotte et des légumes de saison

Les grands noms du genre sont le lapin à la moutarde, le bœuf carottes et la blanquette de veau, tous à réaliser en cocotte. Ce sont des recettes de famille, que beaucoup de cuisiniers connaissent déjà et qui reviennent naturellement à la belle saison.

Côté légumes, l’automne apporte les courges, les choux, les poireaux et les châtaignes. Ils parfument des pot-au-feu, des ragoûts ou des tajines, et donnent au repas dominical sa couleur de saison. Une même cocotte peut ainsi accueillir une viande tendre et des légumes qui s’imprègnent peu à peu du bouillon.

La méthode, geste après geste

Le principe tient en quelques étapes, que la cuisson se fasse au four ou au coin du feu.

  1. Saisir la viande dans la cocotte.
  2. Ajouter une garniture aromatique : bouquet garni, légumes.
  3. Recouvrir de bouillon.
  4. Laisser mijoter doucement et lentement.

Autre avantage pour un dimanche détendu : on peut cuisiner la veille. Ces plats sont souvent encore meilleurs le lendemain, après quelques minutes de réchauffage. Le jour du repas, il reste alors à préparer l’accompagnement et à dresser la table. Cette organisation libère la matinée et laisse le temps de s’occuper des invités.

Quel accompagnement pour quel plat

Le choix de l’accompagnement dépend du plat qui mijote dans la cocotte. Voici les associations proposées par la sélection de Femme Actuelle.

Plat mijoté Accompagnement suggéré
Bœuf bourguignon Riz ou pommes vapeur
Lapin Pâtes fraîches ou poêlée de champignons
Carbonnade ou mijoté d’agneau Potimarron rôti

Le potimarron rôti, par exemple, se prépare pendant que la viande termine sa cuisson, et il s’associe aussi bien à la carbonnade qu’au mijoté d’agneau.

Des variantes pour sortir des sentiers battus

Pour revisiter les recettes habituelles, plusieurs pistes sont avancées :

  • parfumer la blanquette de veau avec une gousse de vanille ;
  • mêler des coings pochés, ou bien des épices, à un ragoût de joues de bœuf ;
  • choisir un tajine marocain aux saveurs sucrées-salées, avec poulet, olives et abricots secs, ou avec agneau et pruneaux ;
  • proposer aux végétariens un curry de légumes, à base de pois chiches et de potiron, ou encore de pomme de terre et de chou.

Ces idées gardent le même geste de départ, celui de la cocotte, tout en changeant le parfum du plat. Elles conviennent à ceux qui veulent surprendre leurs convives sans bouleverser leur façon de faire.

Un détour par l’Italie et la Grèce

Pour varier la table du dimanche, la sélection propose aussi deux plats venus d’ailleurs. Le spezzatino italien est un ragoût où le bœuf mijote avec des pommes de terre. Le yuvetsi grec, lui, associe du paleron de bœuf et de l’orzo, qui cuisent ensemble dans un bouillon.

Photo : RDNE Stock project / Pexels